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Saison 2010-2011
Quand j'étais grande
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 ONE WOMAN SHOW

AMAIA-QJG-SITE

de et par AMAIA
Mise en scène Claudine GUITTET
Reprise

Créé à guichets fermés en juillet 2011 au Caf'Art Théâtre,  le spectacle est repris dans ce même lieu en octobre 2011
tous les vendredis à 21h

Caf'Art Théâtre
8 rue de Versailles
78470 Saint-Rémy-lès-Chevreuse

Places 15 euros -  tr 12 euros  
 
Réservations
  
01 30 47 33 68
www.pulsartproductions.fr

 Le spectacle

Un jour, son frère lui a dit que si elle laissait trop longtemps une K7 dans un magnétoscope, ça allait exploser. Alors, pendant 15 ans, Amaia s'est retenue de revoir "Le Roi Lion".
Un jour, son père lui a dit qu'on pouvait se faire aspirer par les escalators. Alors, pendant 15 ans, Amaia a pris les escaliers.
Aujourd'hui, Amaia a des mollets en acier, il n'y a plus de K7 ni de magnétoscopes et elle préfère les films avec Leonardo Dicaprio.
MAIS QUAND MÊME !

Entre contes de fées revus et corrigés et quotidien enjolivé et nuancé, un voyage dans le temps sur un parfum de Bubblegum.

Amaia

Amaia naît en 1986, quelques mois après la catastrophe de Tchernobyl, d’un mère polonaise et d’un père espagnol. Départ alternatif dans la vie pour cette jeune saint-rémoise !

Après sa licence d’histoire de l’art et cours d’écriture de scénario elle se spécialise en histoire du cinéma. 

Mais voici qu'un jour, en charge d’un exposé sur le cinéma de cape et d’épée, et amusée par un sujet qui ne se prête guère à des travaux sérieux, Amaia, la jeune fille sage et obéissante, décide d’innover : elle se livre alors à un exercice de haute voltige, racontant les scènes, mimant les duels et les amourettes, devant un amphithéâtre mort de rire et un professeur perplexe mais conquis. C’est la confirmation d’une vocation en germe depuis de nombreuses années de cours de théâtre et d’improvisation.

A partir de 2008 Amaia approfondit sa pratique théâtrale auprès de Claudine Guittet, qui mettra également en scène son premier one-woman-show. ?En parallèle elle travaille, en tant qu'assistante de production chez Partizan Films, Mille et une productions et Ostinato Production, sur des pubs (Pubs Coca-Cola, Pro BTP), des clips (Le premier amour d'Anaïs, Imagine de John Lennon, Louisy Joseph), des moyens métrages (Pygomèle de Benjamin Busnel, Mar Vivo de Cyril Brody) et des longs métrages (Ma compagne de nuit d'Isabelle Brocard, Objets dérivants de Daniel Sicard, La Robe du Soir de Myriam Aziza, etc)

Depuis 2010, elle  fréquente assidûment les scènes ouvertes. Ainsi, "Les caissières", "Les Contes de fée", "Mathieu" , extraits de son spectacle, ont déjà été présentés avec succès lors de scènes ouvertes (Le Chinchman Comedy Club, Les Guduleries, etc…) Gagnante des Guduleries le 9 février 2011 avec "Mathieu" et très demandée depuis, elle participe en tant que finaliste à la soirée "best of" le 22 juin aux Guduleries.

Mise à jour le Mardi, 03 Janvier 2012 22:11
 
Les Hirondelles de Kaboul
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CREATION THEATRALEHDKb-pour-le-site-WEB

d'après le roman de Yasmina KHADRA
adaptation et mise en scène d'Antoinette SENIOR


Les premières représentations ont eu lieu
du 26 novembre au 4 décembre 2010

dans le cadre d'un contrat de résidence avec la ville de
Saint-Rémy-lès-Chevreuse (78)

 

Yasmina KHADRA a invité le spectacle
au Centre Culturel Algérien, dont il est président.

La représentation, donnée en sa présence
devant un public nombreux et suivie d'un débat,
a constitué un moment fort et intéressant.

  

 

L'histoire

Les talibans règnent, et la mort rôde dans Kaboul. Le geôlier Atiq est devenu insensible et dur après des années de guerre, d’horreurs, et de cohabitation avec la maladie de sa femme Mussarat. Cependant subsiste en lui un sens moral que son ami Quassim, pour qui la femme n’est qu’une « chienne » et la guerre qu’une opportunité, n’arrive pas à ébranler.
Les intellectuels ont perdu tout droit à la parole et Mohsen, dépossédé de ses biens et de son métier, n’a pas l’énergie de lutter contre l’hystérie collective ambiante. Sa femme Zunaïra n’arrive plus à lui pardonner ses faiblesses successives.
La tragédie se noue alors irrémédiablement : celle de l’amour déçu qui devient meurtrier, celle de l’amour fulgurant qui réveille et bouscule.


Note d'intention

Le roman les Hirondelles de Kaboul se prête parfaitement à une adaptation au théâtre : derrière l’écriture si imagée de Yasmina KHADRA se dessine la réalité palpable de ce que traversent les protagonistes, une réalité qu’on a envie d’entendre et de voir. Dans cette adaptation - que l’auteur a cautionnée sans hésitation - je suis restée fidèle à la langue et à l’atmosphère du roman, tout en cherchant un nouveau rythme à l’œuvre.
Afin de retrouver les ambiances de Kaboul, une scénographie épurée s’est imposée : un mur délabré avec, au milieu, une embrasure, un décor simple et efficace qui permet de jouer l’extérieur comme l’intérieur. Là dessus, une mise en lumière et une bande son électronique créent des effets d’étouffement, de chaleur, de violence ou de menace.
A l’image de la déchéance de Kaboul, ce mur représente l’enfermement des afghans mais aussi leur besoin de se protéger. Dans la chaleur de cette ville maudite, ce peuple étouffe, enfermé dans une dictature aux règles d’une violence absurde, littéralement enterré vivant par les talibans. Alors, inévitablement, c’est à huis-clos que se déroule la trame de l’histoire, et c’est dans l’intimité des intérieurs que ces hommes luttent pour rester digne.
Yasmina KHADRA, de son vrai nom Mohamed Moulessehoul, marque son respect pour les femmes en choisissant un pseudonyme féminin. Dans ses Hirondelles, ce sont elles qui restent vaillantes et alertes, elles qui sont garantes d’une lueur d’humanité. Emprisonnées sous leur tchadri, on ne les voit jamais ; mais elles, voient tout. A ces femmes afghanes aussi j’ai voulu rendre hommage.
Mais la principale raison pour laquelle j’ai voulu adapter Les Hirondelles de Kaboul au théâtre est de toucher nos âmes et consciences, car ici, le drame prend l’ampleur d’une tragédie grecque dans ce qu’elle a d’atemporel et d'universel.

(…) le monde est en train de pourrir, et sa gangrène a choisi de se développer à partir d’ici.

C’est dans la monstruosité de la guerre que l’homme va révéler toute son humanité, dans ce qu’elle a de plus beau et de plus laid, de plus fort et de plus faible : d’un côté, un homme instruit et bon se laisse emporter par l’hystérie d’une foule et lapide une femme, de l’autre un homme rustre et insensible se surprend à aimer sans même avoir conscience que ce sentiment existe. C’est là le paradoxe de la nature humaine.
Indépendamment du contexte des Talibans, quelle que soit la dictature, quelle que soit la guerre, l’Homme reste le même, fragilisé de façon identique dans ce qui lui est propre, sa réflexion et son choix, et dans ce qui le définit, sa liberté.

Antoinette SENIOR


Générique

L’auteur : Yasmina KHADRA
Originaire du Sahara algérien, M. KHADRA ( Mohamed Moulessehoul) est un écrivain de renommée mondiale dont le parcours atypique, la personnalité riche et complexe, l'écriture fascinante suscitent admiration et controverses. Il publie Les Hirondelles de Kaboul en 2002 comme faisant partie d’une trilogie qui débute avec l’Attentat et s’achève avec les Sirènes de Bagdad.
Critiques littéraires des Hirondelles de Kaboul :

Tous les thèmes de l'oppression sont ici célébrés: la banalité du mal, l'hystérie des foules, la puissance du sacrifice, l'ombre de la mort. Et surtout le règne de l'absurde. Car les personnages de Yasmina Khadra sont les petits-enfants de ceux d'Albert Camus.
L'Express

(Dans son roman), l'écriture lyrique transforme le fait divers en tragédie, le héros en condamné à mort et le lecteur en humaniste.
Christine FERNIOT, Télérama


Adaptation, Mise en scène, Scénographie : Antoinette SENIOR

Pour Antoinette Senior, l’apprentissage de la scène est passé par l’interprétation en tant que danseuse, mime et comédienne. Lorsqu’elle commence à mettre en scène en 2001, il s’agit inévitablement de spectacles visuels (Plumes, Les Visages de Médée et la Révélation de Dulcinea). Dans son approche de l’espace et de ses acteurs, elle reste constamment dans une dynamique vivante et un rapport physique à la scène. Ses mises en scène, par leur simplicité et leur sobriété, transcendent l’imaginaire et sont d’une incroyable efficacité pour emmener son public où elle le désire. Ici, à Kaboul.

Comédiens
Fehti MAAYOUFI : Qassim - Aurélie BANCILHON : Zunaïra - Richard MEDKOUR : Atiq - Guérassim DICHLIEV : Mohsen - Anisse EL KENZ : un taliban - Claudine GUITTET : Mussarat

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A. Senior
C. Guittet
R. Medkour
A. Bancilhon
G. Dichliev
F.Maayoufi
A. El Kenz
Réalisation des décors : Stéphane JANVIER et Jean-Baptiste LINARD - Vidéo : Alan BOISSEAU - Son : SILVOUPLAY - Affiche : Emmanuelle JANVIER -  Photos : Christoven DE ALMEIDA et Anastasia PRIMAKOFF - Régie : Stéphane DESHAYES

 

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Zunaïra et Mohsen : tendresse  -  Atiq et Mohsen dans la rue Zunaïra, Mohsen, le taliban et Qassim : violence ordinaire
Zunaïra et Mohsen : l'explosion 
-  Qassim : bonhomie joviale et sans illusion (Photo prise au Théâtre du Nord-Ouest)

Travail avec les scolaires

Conformément à l'un de ses objectifs - promouvoir le spectacle vivant et, pour cela, aller à la rencontre avec les publics -  la Compagnie a travaillé avec 8 classes du lycée voisin :

  • Elle les a accueillis en répétition ;
  • Les élèves ont assisté à l'avant-première le jeudi 25 novembre à 14h
  • Les comédiens sont allés ensuite dans les classes travailler avec les élèves sur les thèmes choisis par les enseignants :
    • L'adaptation d'un roman au théâtre
    • Les conditions de la représentation
    • la représentation de la violence au théâtre

La presse

Le spectacle créé par la Cie Vue sur Scène a bouleversé le public lors des deux premières représentations. La pièce a su rester fidèle au roman de Yasmina KHADRA. Le décor, les lumières, l'efficacité de la mise en scène d'Antoinette SENIOR et l'authenticité du jeu des comédiens ont suscité beaucoup d'émotion et d'enthousiasme.
Philippe Cohen, Les Nouvelles de Rambouillet, 1er décembre 2010
Les Hirondelles de Kaboul, c'est un théâtre de vie et de combat, on n'en ressort pas indemne, on peut être en rage, en peine, en indignation, c'est toute la  gamme des sentiments de révolte salutaire qu'on emmène avec soi pour ces frères humains en détresse, pour ces femmes en souffrance.
Norbert Gabriel, Le Doigt dans l'Oeil n° 40, mai 2011 - www.ledoigtdansloeil.com
La pièce de théâtre adaptée du roman "Les Hirondelles de Kaboul" de Yasmina Khadra et mise en scène par Antoinette Senior a été présentée samedi soir au Centre  culturel algérien (CCA) à Paris devant un public nombreux et visiblement impressionné.
Algérie Presse Service, 22 mai 2011 
La metteuse en scène a réussi à transposer, dans un décor rudimentaire, une atmosphère où la laideur est tenace et où transpirent le malheur, le désespoir, la pauvreté, la fin du monde. Et la fin du monde ici porte un nom : Kaboul, où la joie est devenue suspecte et le rire frappé d'interdit. Servie par une pléiade de comédiens de talent, l'adaptation du roman de Yasmina Khadra réussit à décrire avec beaucoup de lucidité l'horreur de cette société tout comme elle réussit à tenir en haleine le spectateur jusqu'à la dernière minute de la représentation.
Midi libre, Culture, 24 mai 2011
... L'auteur Yasmina Khadra, quant à lui, estime que les comédiens "ont été très fidèles au texte. Ils se sont dilués dans les personnages et m’ont aussi donné à voir mes propres personnages et c’est vraiment magique de voir des acteurs porter le texte avec beaucoup d’amour et de foi", a-t-il dit.
El Moudjahid, quotidien national d'information, 25 mai 2011
... Adapter un roman de Yasmina Khadra au théâtre n'est pas chose aisée, mais le metteur en scène Antoinette Senior l'a fait avec talent ... Dans une mise en scène épurée, qui met en valeur la justesse des comédiens, "Les Hirondelles de Kaboul" est une pièce intense et très réussie. La finesse des dialogues se devait d'être reprise par des acteurs de talent, et la sensibilité avec laquelle chacun porte son rôle est une merveille.
Cyril Cournoyer, magazine Femina 10 juin 2011 
... Action resserrée, comédiens habités par leurs personnages... Un spectacle bouleversant.
OFFI,6 mai 2011 
Mise à jour le Lundi, 12 Septembre 2011 13:01